Comment se passent vos cotisations retraites à l’étranger ?

Bien que résident à l’étranger, il est bon de connaitre ce à quoi nous avons le droit et ce que nous devrons faire une fois que nous serons à la retraite. Il y a deux cas de figures qui peuvent se présenter :

  • Vous êtes envoyé en mission pour votre entreprise :

Votre employeur vous nomme à un poste dans une de ses filiales ou succursales étrangères. Si la mission est de courte durée et à condition que le siège de votre entreprise se situe en France, vous bénéficierez sûrement du statut de « détaché » : votre contrat de travail continue de relever du droit français.

Vous demeurez alors affilié au régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base, à la retraite complémentaire Arrco et en plus, si vous êtes cadre, à la retraite complémentaire Agirc. Vous cotisez et vous vous créez des droits comme si vous étiez resté en France. Votre expatriation n’a aucun impact sur votre retraite.

  • Vous vous expatriez hors détachement

Si votre mission dépasse 24 mois, si votre entreprise vous fait signer un contrat de travail de droit local ou si vous avez décidé de vous installer hors de l’Hexagone, vous cessez de cotiser auprès des régimes français. En revanche, vous êtes contraint de vous affilier aux régimes obligatoires de protection sociale de votre pays d’accueil. Trois cas de figure existent :

  • Vous travaillez dans l’un des 28 Etats de l’Union européenne, en Norvège, en Islande ou au Liechtenstein : si vous liquidez vos droits à la retraite en France, les cotisations versées dans les régimes de ces pays seront prises en compte dans le calcul de votre future pension française.
  • Vous travaillez dans un pays signataire d’une convention de Sécurité sociale avec la France : votre activité à l’étranger pourra être comptabilisée pour le calcul de votre retraite française dans les conditions prévues par l’accord. Vous pouvez prendre connaissance du contenu de ces conventions sur le site du Centre des liaisons européennes et internationales de Sécurité sociale (www.cleiss.fr). Parmi les pays signataires d’un accord bilatéral de Sécurité sociale avec la France, figurent les Etats-Unis, le Canada, Israël, le Japon, Monaco, Andorre, le Maroc, l’Argentine, l’Inde, la Corée du Sud ou encore la Turquie.
  • Vous travaillez dans un pays non signataire d’un accord de Sécurité sociale avec la France : même si vous cotisez dans votre pays d’accueil, votre période d’expatriation ne sera pas prise en compte pour votre retraite française. Pour éviter cette situation, vous avez la possibilité de cotiser auprès de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) pour la retraite de base et pour les retraites complémentaires, à la Caisse de retraite des expatriés (CRE) pour tous les salariés et à l’Institution de retraite des cadres expatriés (Ircafex) pour les cadres.

Tout ou partie de vos cotisations peuvent être prises en charge par votre employeur français. Vous pouvez également, sous certaines conditions, racheter des trimestres de cotisation à votre retour de France au titre de vos périodes d’expatriation.

Dans tous les cas, sachez que depuis le 1er janvier 2015, les candidats à l’expatriation peuvent demander un rendez-vous avec un conseiller de leur caisse de retraite pour faire le point sur les modalités de cotisation vieillesse à l’étranger et les conséquences pour leurs droits à la retraite en France. L’entretien ne peut pas avoir lieu plus de trois mois après la demande. Le conjoint peut demander à bénéficier également d’un rendez-vous pour connaître ses droits.

Source : Le Figaro

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